La rencontre avec le batteur Edgar Mireux de MST et le guitariste Pascal Lalaurie à la fin de l’année 1992 lors d’une répétition au Frigo permet au groupe de se stabiliser et de
réaliser ses premières maquettes enregistrées par Chambinator [3] L’intégration dans la structure de management Sriracha Sauce [4] fondée par Bruno Ponge et Laurent Yvon - initialement pour le
groupe Les Coquines - permet au quartet de répéter à l’hôpital éphémère (squat du 18e arrondissement de Paris) et de réaliser 50 concerts lors de l’année 1993, le premier ayant lieu le 1er
février dans le squat de la Moskova, haut lieu du rock alternatif parisien [5] . La rencontre avec Patricia Bonneteaud s’avère également décisive puisqu’elle leur permet de bénéficier du Fonds
d’action et d’initiative rock (FAIR). Cette aide financière sera investie dans l’achat d’une sono et dans l’enregistrement studio d’un premier disque. Enregistré en octobre 1993 au studio secret
par Chinoi, ce cinq titres - qui contient une reprise de Zobi la mouche des Négresses Vertes et associe Tanguy du groupe No Return sur le morceau No facho - est pressé à 2 800 exemplaires et
commercialisé en mars 1994. Entre temps, Lofofora est révélé à la profession par les premières parties qu’il réalise lors de la tournée française d’Iggy Pop (quatorze dates) et surtout par son
passage aux Transmusicales de Rennes à la fin novembre. La « une » du supplément culturel du Monde consacre un article à ce concert sur cinq colonnes avec photo [6] et, à sa suite, The Guardian,
le Washington Post (dans un dossier consacré sur l’existence d’une scène française hardcore) ainsi que la revue Bilboard écrivent des papiers sur ce quartet underground parisien.