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Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /Avr /2008 08:13
Le groupe Bijou est un trio (Palmer à la guitare, Dauga à la basse, Dynamite à la batterie) qui débute à la fin des années 70. Augmenté d'un 4e membre non-musicien, Jean-William Thoury, parolier et manager du groupe (et également journaliste rock). Assimilé au mouvement Mod (dans la lignée des Jam et des Who), mais aussi au nouveau rock français de l'époque avec Téléphone et Starshooter. Fort d'un succès d'estime auprès de la presse, ils peinent à faire une vraie carrière mais restent un groupe qui a laissé une trace a l'instar des légendaires Dogs. Bijou participe au premier festival du mouvement punk, à Mont-de-Marsan le 21 août 1976 ainsi qu'à sa seconde édition les 05 et 06 août 1977. Serge Gainsbourg s'est produit avec eux sur scène (avec une reprise de sa chanson "les papillons noirs") et cela a d'ailleurs amené le retour à la scène de celui-ci en 1979. Dans les années 2000, Philippe Dauga a reformé le groupe, un groupe en tout cas qui reprend le répertoire, aspire à retrouver l'esprit, et se nomme Bijou svp (= sans Vincent Palmer !)
Bijou - Palmer - Dauga - Dynamite DYNAMITE YAN - PHILIPPE DAUGA - ALAIN SALAIN - VINCENT PALMER (1975) Originaires de la banlieue sud de Paris vers Juvisy, Savigny, Morsang, deux jeunes garçons, en 1966, Vincent Palmer et Philippe Dauga, se rencontrent à la terrasse d'un café. Vincent Palmer joue de la guitare, il est doué. Philippe Dauga est bassiste d'un groupe de Savigny-sur-Orge "Les Devils", Vincent Palmer lui enseigne très vite quelques rudiments, Philippe Dauga sera donc le bassiste. Après différentes formations ("Graaf Plaine", "Mind Blower", "Charlie Brown" et d'autres...), Vincent Palmer et Philippe Dauga forment "Pura Vida" avec un nouveau chanteur, Terry Scott, (un anglais qui avait enregistré un album avec "Heaven" sur CBS) et un tout neuf batteur du nom de Joël "Dynamite" Yan, véritable titi parisien. "Pura Vida", que l'on peut entendre sur la compilation "Skydog Commando" sortie en Octobre 1978, mais le titre "Last Night", un instrumental, est en réalité enregistré par Bijou mais parait sous le nom de "Pura Vida" - un clin d'oeil aux origines du groupe. "Pura Vida" fait référence à l'une des première scènes du film Easy Rider au cours de laquelle Phil Spector vend de la cocaïne à Dennis Hopper qui, tout en testant la marchandise, approuve: "Pura vida, mi hermano!". Bijou - Palmer - Dauga - Dynamite Après plusieurs années de galère, se joignant à des groupes déjà constitués, les 2 complices sont au bord du précipice (dépression pour Vincent Palmer, sanatorium pour Philippe Dauga)...C'est à ce moment-là que Philippe Dauga compose quelques musiques qu'il fait écouter à un camarade journaliste, Jean-William Thoury, qui accepte d'en écrire les paroles à condition qu'elles soient en français. Une première collaboration, "Garçon Facile" convainc Philippe Dauga qu'un nouveau groupe doit être constitué. La place de guitariste ne peut convenir qu'à son vieux complice Vincent Palmer, celle de chanteur revient à un autre ancien camarade des débuts: Alain Salaün (plus tard rebaptisé Alain Salain), dont la voix noircie fait merveille. Pour la batterie , Jean-Louis Lamaison, un autre ancien des débuts fait l'affaire Bijou - 1976 Il faut alors trouver un nom. Alain Salaün, que l'on surnommait "bijou" dans son enfance à cause du feuilleton "Thierry La Fronde", à force de crier "hue! bijou", donne le nom au groupe.
Après de nombreuses répétitions au cours desquelles le groupe joue "Garçon Facile", "Je Vous Hais, Je Vous Déteste" (une chanson antimilitariste), "Little Sister" (Elvis Presley) ou "Repose Beethoven", c'est alors que Jean-Louis Lamaison ne veut pas devenir musicien à temps complet, il préfére garder son emploi, qu'il agrémentera d'une collaboration à "Rock & Folk". Il cède sa place à Dynamite Yan. Influencé par Dr Feelgood, Dave Edmunds et le J.Geils Band, en novembre 1975, le groupe se sent prêt, et un club de la banlieue sud "Le Grillon" sert de cadre à la naissance officielle du groupe. L'aventure peut commencer... En 1976, Marc Zermati, qui apprécie l'énergie du groupe, lui trouve une place dans un gala de Sean Tyla au Havre, mais Alain Salaün se révèle un élément peu fiable. Après le concert au Havre, le chemin du retour à l'hôtel tourne au cauchemar. Exit Alain Salaün, après quelques tentatives et autant d'auditions pour recruter un nouveau chanteur: Jo Leb (Variations) a l'énergie voulue mais ne convient pas pour un groupe powerpop mélodique, Philippe Villiers (Au Bonheur Des Dames) est beaucoup plus "précis", mais il ne veut pas forcer sa voix, Francis (Glady) a une bonne voix mais ne comprend pas l'esprit musical. Une évidence s'impose à tous, personne ne fera jamais l'affaire, Bijou sera un trio.
Bijou - Danse Avec Moi - CD Un album 33 Tours est donc prévu. "Danse Avec Moi" est enregistré et mixé en neuf jours ! au studio Ferber, porte de Bagnolet. Le budget était serré. Le choix de Ferber est dû au fait que Paul Semama, l'ingénieur du son, était l'ancien chanteur-guitariste de "Devotion", un groupe que le groupe avait toujours admiré. Aller à l'étranger ne tentait pas encore le groupe et son entourage, surtout pour un premier album. Les chansons de "Danse Avec Moi" ont si souvent été interprétées en répétitions et en concerts que les jouer en studio ne pose guère de problèmes. Le budget était serré. L'album n'en est que plus fluide, simple et classique par rapport à la production de l'époque. Pour la pochette, le choix se porte sur Fabrice Cuitad, un autre copain de Savigny, devenu directeur artistique chez Barclay. Il présente au groupe un concepteur et un photographe, n'ayant pour toute expérience qu'une participation à une pochette d'Eddy Mitchell, mais qui avaient fait leurs armes dans la publicité, Jean-Baptiste Mondino et Gérard Ruffin, des Studios de l'Air. Bijou - Frenchrockmania En mars 1977, à la sortie de l'album, assortie d'un magnifique sticker "punk"; la presse appuie sans réticence Bijou, le soutien est franc et massif. O
n voit le trio en couverture des magazines français "Rockenstock", "Rock & Folk", "Feeling", "Best"...Enfin, un groupe français qui tienne la route face aux anglo-saxons. Toutes les salles de Paris ouvrent leur porte, Olympia (Trust en première partie), Palais des Sports (festival Frenchrockmania, 4 titres de leur performance se retrouvent sur l'album du même nom), Mogador (dont la première partie est assurée par les Pleasers - groupe anglais du mouvement Thamesbeat), Campagne Première....Bijou sillonne la France entière, à l'exception de la Corse. Cliquer ici pour voir l'affiche du concert Mogador. FRENCHROCKMANIA - 1977 Bijou - La Fille Du Pere Noel Imbibés de l'esprit collectionneur, le groupe et Thoury prennent le soin d'enregistrer un instrumental "Dynarock", un inédit complet qui va servir de face B au premier single "La Fille du Père Noël" tiré de l'album "Danse avec moi". Le groupe tient même à réaliser une version totalement différente de la chanson qui devait être en face A, "C'est un animal", plus rapide, totalement mono (clin d'oeil à Phil Spector), avec ryhtmique à la guitare acoustique. Philips sort en promo cette version de "C'est Un Animal" (Mars 1977). La face B restant "Dynarock". Cette version de "C'est Un Animal" sera disponible sur la compilation "Impact"(1980), sur la cassette "Sidonie" (Car Music), sur le CD "Au Nom De l'Amour", également sur la réédition 1989 Digipak de "Danse Avec Moi" et enfin sur la longbox "Jamais Domptés" (2000). LA FILLE DU PERE NOEL - 1977 Bijou - Si Tu Dois Partir De nouvelles reprises viennent s'ajouter à celles déjà citées: "Je voudrais être noir" (Nino Ferrer), "Pour moi tu es la seule" (Johnny Hallyday) et "Si Tu Dois Partir" (un inédit de Bob Dylan, dont les paroles avaient été traduites en français par quelques spectateurs lors d'un concert en 1969 pour Fairport Convention). En novembre 1997, ce titre sera choisi comme face A d'un single qui va paraître entre "Danse avec moi" et le deuxième album "OK Carole", la face B "Le tueur" sera un hommage au dessinateur anarchiste Siné. Par faute de temps, la pochette du single ne profite pas du design habituel de Jean-Baptiste Mondino, mais d'une photo prise par Jean-William Thoury dans un studio FR3. "Si Tu Dois Partir" sera un succès au hit parade de l'époque.BIJOU OK CAROLE Bijou - Palmer - Dauga - Dynamite Une année semble être le temps nécessaire et suffisant entre deux albums. Le groupe et son entourage ont appris beaucoup de "Danse avec moi", et ils cherchèrent à gommer tout ce qui semblait être des erreurs de jeunesse, et à poursuivre et amplifier ce qui pouvait leur être spécifique.
Les priorités étant données à l'énergie, la mélodie, la concision. Bijou se donne carte blanche, le LP sera extrêmement libre, débridé, débarrassé de toute contrainte musicale ou commerciale. "OK Carole" restera longtemps l'album préféré du groupe, même si d'aucun rapporte les quelques regrets de Philippe Dauga à son propos. Les morceaux s'enchaînent à un train d'enfer et ne laisse pas à l'auditeur le temps de souffler. L'aspect libertaire du projet est évident à l'écoute de ces "bizarreries" que sont "Pic à glace" (voix distordue, accompagnement doublé), "L'amitié" (acapella), "Survie à Varsovie" (un instrumental live dans le studio au moment du mixage). "Pic à glace" est un obscur hommage à Trotsky, "Je te tuerai" semble être le summum de la déclaration d'amour dans une relation dominant-dominée... Bijou - OK Carole "OK Carole" sort en avril 1978. enregistré pendant 3 semaines, du 12 Mars au 2 Avril, dans un pavillon loué à Bas-en-Basset, près de Saint-Etienne, avec Paul Semama aux manettes. Le mixage sera effectué du 4 au 9 Avril. La prise de son a été réalisée grâce au matériel mobile, loué chez Publison, à Paris. Il s'agissait d'un magnétophone seize pistes 3M et d'une console 24 voies. Seize pistes ne suffirent pas même si certains journalistes de l'époque s'étaient insurgés contre la multiplication des pistes et prônaient un "back to mono" cher à Phil Spector. Le groupe avait loué pour l'occasion une immense maison, pas par goût du luxe....mais pour des raisons pratiques. Quand une équipe de six personnes doit vivre au même rythme, se coucher et se lever à la même heure, il est préférable d'avoir plusieurs salles de bain, sinon le temps perdu le sera à tout jamais. Tout cela peur paraître comme des détails, saugrenus peut-être, mais qui deviennent carrément gênants, qui peuvent rendre un séjour très vite invivable (et ingérable) si l'on n'y pense pas. Donc, grande maison, huit chambres, autant de salles de bain, une grande pièce avec une piscine intérieure. Ce sont même les propriétaires de la maison qui préparent alors les repas. Pour ce qui est de l'insonorisation vis-à-vis des voisins, de nombreuses bottes de paille furent prévues à cet effet, d'où un son exceptionnel à conseiller à de nombreux studios de la capitale! L'album possède un son beaucoup plus dense que "Danse avec moi". Jean Baptiste Mondino et son partenaire photographe Gérard Ruffin - incarnant les Studios de l'Air - déjà responsables des premières illustrations, proposent trois clichés, au recto et à l'intérieur du disque, offrant ainsi à chacun la possibilité de choisir sa pochette. Bijou enregistre pour cet album une chanson de Serge Gainsbourg : "Les papillons noirs" et l'invite à contribuer à l'enregistrement pour refaire les harmonies graves, comme il l'avait fait sur la version originale de Michèle Arnaud en 1966. CHOIX FINAL Bijou - OK Carole INTERIEUR 1 Bijou - Ok Carole INTERIEUR 2 Bijou - OK Carole Le magazine "Rock & Folk" proposera même dans sa collection de song-books Rock & Folk/Chappell un petit recueil comprenant la partition et les textes de onze morceaux originaux, ainsi que des photos et une biographie signée Jean-Louis Lamaison.
Mais, très curieusement, Philips ne croit guère à cet album et décide de ne pas commercialiser de single extrait de l'album. Pourtant la maison de disques consent à éditer un simple promotionnel en 1978 qui aura comme face A "OK Carole" (avec une gravure légèrement différente) et "Lundi matin" sur la face opposée. OK CAROLE - 1978 (Promo) En Mai 1978, le journal "Rock Hebdo" organise une rencontre Bijou - Flamin' Groovies à l'occasion des sorties respectives de "Now" des Flamin' Groovies, et de "OK Carole" de Bijou. Bijou - Flamin' Groovies 1978 BIJOU & THE FLAMIN' GROOVIES - 1978 La réunion se déroule à l'Hôtel de la Trémoille. Palmer et Cyril Jordan sont les premiers à échanger leurs points de vue pour une interview qui les verra aborder plusieurs thèmes, dont les Beatles, Dave Edmunds, le label K.O, les productions de Cyril Jordan (Poppees) et enfin Greg Shaw, le fondateur de Bomp et également leur ancien manager. Bijou - Betty Jane Rose Tout autant flatté qu'étonné, Gainsbourg propose à Bijou de lui écrire une chanson inédite, "Betty Jane Rose" sera enregistré à Ferber en novembre 1978, avec pas mal de travail et de talent de la part de Palmer pour finir le brouillon de Gainsbourg. En face B de ce single, sous une pochette de Mondino, on trouve un inédit du groupe, "Tout va très bien", une composition à l'humour décalé - "Tout va très bien: on coule à pic" - qui va donner son titre au bulletin du fan-club. La collaboration avec Gainsbourg se poursuit avec des musiques de films : "Je vous aime" et "Tapage nocturne". Emporté par l'entrain du trio, Serge Gainsbourg rejoint le trio sur scène lors de concerts à Epernay, Mogador, l'Empire, Palais des Sports (avec également Chris Spedding), Bourse du Travail à Lyon, Palace, etc
Bijou - Palmer - Festival Punk 1976 L'ère du temps, entre pub-rock et punk, cheveux courts, chansons brèves, lunettes et costumes noirs, accélère l'impact du groupe, le répertoire mêle originaux et hommages à de glorieux anciens, Chaussettes Noires ("Pow-Wow", "Il Revient""), Jacques Dutronc ("La Fille Du Père Noël") et surtout Ronnie Bird ("Tu Ferais Mieux De Filer", "L'amour Nous Rend Fou", ""Je Ne Mens Pas", "Fais Attention" et "Où Va-t-elle ?"). Avec l'appui de Marc Zermati, manager des Flamin' Groovies, fondateur de l'Open Market et du label Skydog, puis Underdog, Bijou se produit en première partie de Patti Smith à l'Elysée-Montmartre ainsi qu'aux deux festivals punks de Mont-de-Marsan (1976 et 1977). "cliquer ici pour en savoir plus sur le festival de 1976". A l'époque du premier festival de Mont-de-Marsan, Bijou se produisait dans un Nashville flambant neuf, rue Caumartin (un club alors à la mode, dont s'occupait James Arch, pilier des nuits parisiennes), depuis une quinzaine de jours lorsqu'un matin (3 heures pour être précis), le groupe prend la route pour arriver à Mont-de-Marsan le lendemain. Premier festival "punk". Les Damned (peut-être les seuls vrais punks), Eddie & The Hot Rods, Gorillas, Little Bob Story, Shakin' Street et surtout Nick Lowe avec Sean Tyla sont de la partie. MONT-DE-MARSAN 1976 Bijou passera juste après "Kalfon Roc Chaud" de Jean-Pierre Kalfon et réveillera des spectateurs assomés par les long solos de Kalfon. Les envoyés spéciaux, Caroline Coon (Melody Maker) et Giovanni Dadomo (Sounds), des hebdomadaires musicaux anglais apprécièrent la prestation de Bijou.
Tout allait bien. Bijou devient un pilier du Gibus ou du Golf-Drout. Albert Raisner (Age Tendre et Tête de Bois) tourne une émission chez Henri Leproux (Golf-Drout), Bijou y interprète "Il Revient", "Repose Beethoven" et "Lucille".Il reste alors à trouver une maison de disques, la fin du mouvement pop français du début des 70's (Triangle, Variations, etc...) semble avoir échaudé les compagnies discographiques. C'est ainsi que Jean-Jacques Timmel, directeur de production chez Philips, alerté par quelques personnes travaillant chez Philips, principalement Jacky Jakubowicz (futur complice d'Antoine de Caunes pour "Chorus" et les "Enfants du Rock") et Jean-Claude Guerrero, assiste à une performance du groupe dans un Golf Drouot archi-comble. Un avis favorable est transmis à son supérieur, Roger Maruani, qui propose un contrat au groupe. Manque de chance, c'est juste à ce moment-là que Skydog se décidait à leur faire enregistrer un single à Londres...Marc Zermati se fâche avec le groupe, mais tout rentrera dans l'ordre avec le temps.
Par poulbot - Publié dans : les années 70 aprés les punks
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 15:37

Alan Stivell - Tri martolod Alan Stivell (né le 6 janvier 1944 à Riom) est un auteur-compositeur-interprète et musicien breton d’expression celtique à laquelle s'ajoutent le français, l'anglais et d'autres langues. Il est à la base de la renaissance de la harpe celtique et de la musique bretonne moderne. Sa musique est très ouverte sur le monde, sur la Celtie et s'appuie sur des formes musicales originales. Son œuvre musicale se double d’un combat pour la reconnaissance de la culture celtique et pour une plus grande fraternité entre les humains. Sa personnalité et son travail ont joué un rôle de premier plan dans la popularisation de la musique celtique en Bretagne et dans le monde. Ce premier rôle est d'abord chronologique : à ses débuts, il n'y a qu’un seul chanteur breton, Glenmor, qui chante ses propres compositions. Au contraire, Alan Stivell se rend d'abord surtout célèbre pour son travail sur le répertoire traditionnel, même si son œuvre est dès le départ extraordinairement multiple dans la variété unique de ses arrangements mais également de ses créations ; à cela s'est ajouté une capacité à communiquer sa passion, grâce à laquelle il a suscité la vocation (directe ou indirecte) des artistes bretons actuels (hormis Gilles Servat, plutôt héritier de Glenmor). Sa musique est devenue universelle par sa notoriété, mais aussi par sa modernité et ses influences les plus éclectiques. Depuis le début, il n’a de cesse de se produire sur scène partout dans le monde et de proposer une discographie originale. De son vrai nom Alain Cochevelou, il est issu de l’émigration bretonne comme près de la moitié des Bretons : sa famille, du côté de son père, est originaire de Gourin et Pontivy dans le Morbihan, en Bretagne, mais il est né à Riom, (département du Puy-de-Dôme, dans la région Auvergne, en France), où il vécut quelques mois avant de passer sa jeunesse à Paris, hormis ses fréquents séjours en Bretagne. Son pseudonyme Stivell signifie en breton « source jaillissante » ; il dérive d'une des étymologies de son nom (kozh stivelloù, les vieilles sources). La première partie de sa vie se déroule à Paris. Il débute l’apprentissage du piano à l’âge de cinq ans et sa vocation vient d’un rêve de son père Georges Cochevelou : la fabrication d’une harpe celtique, la « Telenn Gentañ » (telenn signifie « harpe » en breton). La harpe celtique est un instrument oublié au Moyen Âge, à l’époque où le duché de Bretagne perd son indépendance et est incorporé au royaume de France. Le prototype recréé par son père l’incite à prendre des cours de harpe ; il bénéficie de l’enseignement de la célèbre concertiste Denise Mégevand (1917-2004). Les arrangements de thèmes traditionnels celtiques, écrits par son professeur et son père, déterminent chez lui une passion pour la Celtie et la Bretagne, passion qui ne s’est jamais atténuée. En 1953, il se produit avec sa harpe, à la Maison de Bretagne à Paris et commence son apprentissage de la langue bretonne, il s’intéresse aussi au gallois, au gaélique et à la mythologie celtique. Il se produit également à l’UNESCO et dans la cathédrale de Vannes. L’année suivante, il entre au bagad Bleimor et commence l'étude de la bombarde. Il continue à propager la harpe celtique dans les milieux bretons parisiens, irlandais et écossais par déja d'assez nombreux récitals, bien que ses études secondaires ne lui permettent pas un statut professionnel. En 1957, il fait même la première partie de Line Renaud à l’Olympia. Puis, après avoir écrit les premières notes d'une "symphonie celtique" il commence au bagad Bleimor l'étude de la cornemuse ou binioù bras ou pib-veur . En 1959, il enregistre son premier 45 tours (Musique Gaélique). Il devient Penn-Soner du bagad Bleimor au début des années 1960, devient champion de Bretagne comme sonneur en couple et au sein du bagad. Puis en 1963, il enregistre un premier 33 tours instrumental solo Telenn geltiek - Harpe celtique. En 1966, il reprend son activité scénique (notamment au Centre Américain de Paris), mais cette fois comme chanteur ; sa notoriété naissante lui vaut d’être invité dans les radios. Dès 1967, il signe un contrat exclusif avec Philips-Fontana (Universal). La même année, il enregistre la partie « harpe » sur le disque de Graeme Allwright « Joue, joue, joue » . Il tourne déjà beaucoup, surtout en solo, mais aussi en compagnie d’autres habitués de l'American Center de Paris. C'est à cette époque qu’il prend le nom d’Alan Stivell. L'année suivante 1968, il enregistre deux singles ; il chante et joue (entre autres prestations, une à la Sorbonne en grève) en première partie des Moody Blues au Queen Elisabeth Hall à Londres. En 1970, il enregistre l’album Reflets, après un single Brocéliande - Son ar chistr qui marque le coup d’envoi d'un phénomène qui va révolutionner la Bretagne et drainer les foules aux six coins de l'Hexagone, avant celles de l'Europe, l'Amérique et l'Australie.

Alan Stivel - Let the rain plinn En 1972, sort un album marquant au titre éloquent : Renaissance de la harpe celtique, qui est salué par le prix de l’Académie Charles-Cros et deviendra un disque culte un peu partout (notamment aux USA). Le 28 février de cette même année, il donne un concert à l’Olympia accompagné notamment par le guitariste Dan Ar Braz. Le succès de ce concert est amplifié par une retransmission radiophonique et un enregistrement qui se vend à 1 500 000 exemplaires. Stivell fait la « une » de magazines musicaux, sa musique bretonne électrique (la pop celtique) devient à la mode. De l’estime de ses compatriotes, il accède à la reconnaissance internationale. Son succès suscite des émules, non seulement en redynamisant la musique traditionnelle mais encore en favorisant l'émergence de nouveaux musiciens et auteurs-compositeurs-interprètes. 1973 confirme l’année précédente : après un passage de trois semaines à Bobino, il sort un nouvel album, Chemins de Terre, salué par la critique (le magazine britannique Melody Maker le désigne disque de l’année) dont le succès commercial en fait très vite un disque d’or. L'activité scénique se poursuit tant en France (Bobino, tournée hexagonale) qu’à l’international (Canada, Royaume-Uni). Après la sortie, l’année suivante, de l’album E Langonned (à Langonnet) et une tournée en Amérique du Nord, il produit en 1975 E Dulenn (A Dublin) un album live enregistré au National Stadium de Dublin. Le morceau Délivrance est ouvertement militant, c’est la revendication des cultures celtiques et l’affirmation de la Celtie comme terre de croisement. Le Palais des Sports de Paris, plein à ras-bord, l’accueille pendant dix jours avec le même succès public. En 1976, il enregistre Trema'n Inis (vers l’île), un hommage à son père l’inventeur de la nouvelle harpe celtique, récemment décédé. Vont suivre les années suivantes les disques Raok Dilestra - Avant d’Accoster et Un Dewezh 'Barzh 'Gêr (une journée à la maison). C’est à cette époque que Dan Ar Braz commence sa carrière solo qui le mènera dans les années 1990 à l'aventure de l’Héritage des Celtes. Toujours en 1976, Daniel Chatelain et Pierre Tafini, dans Qu'est ce qui fait courir les autonomistes ? (Éditions Stock) notent que « Stivell a compris en écoutant les chanteurs militants que la musique unit, les mots divisent [...] aussi utilise-t-il le moins de textes possible, sinon noyés dans l'orchestration et encore sont-ils ultra-symboliques ou à l’usage exclusif des seuls bretonnants ». C’est oublier un peu vite des textes comme Délivrance (E Dulenn), au contenu explicitement autonomiste, et plus récemment Armoricaine (Suite) où il est fait référence à la nation bretonne (« Le monde n’existe pas sans toi »). En 1977, il fait une tournée triomphale en Australie, où les palais des sports sont combles ; toute la jeunesse, principalement étudiante, le plébiscite dans tout le pays. En 1979, il sort Tro Ar Bed (International Tour), un disque de concert. La même année, il enregistre et sort la Symphonie celtique – Tir na nOg (dans la mythologie celtique irlandaise, Tir na nOg c’est la « Terre des Jeunes », un des noms de l’Autre Monde, le Sidh). Cette œuvre marque le début d’un courant bien implanté aujourd’hui, le cross-over, qui mêle la musique celte à la musique symphonique, au rock, au pop, au jazz-rock et aux influences ethniques les plus diverses. Il fait traduire ses textes en tibétain, algonquin, sanscrit, berbère, irlandais et les chante dans ces langues, car pour lui cette symphonie celtique est une symphonie universelle. En 1980, la Symphonie celtique est exécutée par 300 musiciens au Festival interceltique de Lorient, devant 10 000 spectateurs.

Alan Stivell - Brian Boru< Durant les années 1980, la carrière de Stivell est moins au devant de la scène dans l’Hexagone. Mais, contrairement à d’autres artistes, il continue à tourner régulièrement, notamment en Allemagne, aux États-Unis, en Italie. Dans ce pays (comme en Australie), ses concerts atteignent des proportions gigantesques : 14 000 spectateurs à Milan, 12 000 à Rome. Trois disques seulement vont être enregistrés pendant cette période. En 1981, Terre des Vivants est un album aux sonorités plus rock, alors que Légende, sorti deux ans plus tard, marque une évolution vers l’électronique et le New-Age. Il tourne beaucoup en Amérique du Nord, où le succès est toujours au rendez-vous. En 1985, sortie de l’album Harpes du Nouvel Âge, disque instrumental où il utilise uniquement ses harpes, dont ses nouveaux prototypes électro-acoustiques et électrique (Alan Stivell a toujours été à l'avant-garde de la conception de nouveaux types de harpes). Si on entend moins parler d'Alan Stivell, le monde anglo-saxon le découvre : Van Morrison, Kate Bush avouent s'inspirer du harper breton. L’album Renaissance de la harpe celtique, sorti en 1972, est nominé aux Grammy Awards en 1984 ; la même année, le magazine « Rolling Stone » classe le Live à l'Olympia, qui date lui-aussi de 1972, parmi les meilleurs albums de tous les temps (five-star records). En 1989, Kate Bush l'invite sur son album Sensual World, auquel participent aussi Nigel Kennedy, David Gilmour (de Pink Floyd) et Davy Spillane

Brian Boru - Suite Sudarmoricaine L'année 1989 annonce le retour d'Alan Stivell sur le devant de la scène. Participant cette année-là à un album de Kate Bush, il rencontre, durant l'enregistrement, Davey Spillane et Charlie Morgan, par ailleurs batteur d'Elton John. Il recrute ensuite Patrice Tison, le guitariste de Magma. C'est avec ce groupe que Stivell va, en 1991, composer son album 16-titres évoquant la Légende arthurienne : l’album The Mist Of Avalon est une une évocation des personnages principaux de la Légende du roi Arthur. On y retrouve la fée Morgane, la reine Guenièvre, Taliesin et des légendes celtiques. C’est à ce moment que le public commence à se réintéresser à la musique celtique. En 1993, plutôt que d’éditer une quelconque compilation, il invite des artistes de renom à revisiter quelques-uns de ses titres. On retrouve son complice Dan Ar Braz, mais aussi des chanteurs venus d'autres horizons : Kate Bush, Shane MacGowan, Laurent Voulzy, Gillan O'Donovan, Yann-Fañch Kemener, Gilles Servat, James Wood, Doudou N'diaye Rose, Robert le Gall, Davy Spillane, et d’autres. Cette réunion assure la réussite du disque qui se vend à 300 000 exemplaires. Le travail publicitaire de sa maison d'édition Keltia III (distribuée alors par Disques Dreyfus), notamment une publicité sur la chaîne de télévision TF1, participe à la relance de la musique celtique dans le grand public breton et hexagonal. La même année, Dan Ar Braz et Jacques Bernard fédèrent de nombreux artistes autour du projet de l’Héritage des Celtes qui a pour ambition de présenter la richesse de la musique celtique dans toute sa diversité. À l'occasion du Festival de Cornouaille, Alan Stivell participe au baptême de cette aventure qui va confirmer la deuxième vague de popularité de la musique celtique. Il reçoit en décembre 1993 le titre de Breton de l'année par le mensuel armor magazine. En 1994, Stivell reçoit le collier de l’Ordre de l'Hermine à Vannes, qui récompense les personnalités qui œuvrent pour le rayonnement de la Bretagne. Un an plus tard, c'est la sortie de Brian Boru du nom du roi d'Irlande qui régna au XIe siècle, dans lequel il reprend et arrange des thèmes musicaux traditionnels, avec un ton résolument moderne, avec, pour la première fois, un titre inspiré du Hip hop. Sont incluent également des compositions et textes personnels dont Parlament Lament dédié au Parlement de Bretagne à Rennes, brûlé le 4 février 1994. En 1998, toujours soucieux de placer des passerelles entre les cultures et les musiques, il sort 1 Douar (« 1 Terre ») sur lequel il a invité Youssou N'Dour, Khaled, Jim Kerr (du groupe Simple Minds), John Cale, Paddy Moloney (des Chieftains), et d'autres artistes. Le 16 mars 1999, il est une des têtes d'affiche d’un grand concert au Palais Omnisport de Paris Bercy (POPB) où prend part également l’Héritage des Celtes. Le double-album Bretagnes à Bercy réunit les plus grands musiciens qui interprètent, entre autres, 7 titres d'Alan Stivell. Back to Breizh : pour l'an 2000, Alan Stivell s'attache dans des compositions personnelles à rappeler ce que la Bretagne doit apporter avant tout au nouveau siècle, son identité et un retour à une Bretagne plus concrète ( cf " Ceux qui sèment la mort"). En 2002, Au-delà des mots est une œuvre instrumentale où les harpes sont au premier plan. C’est le Stivell harpeur[2] qui montre encore une nouvelle approche, où se marient des sonorités acoustiques très pures avec la création électronique assistée par ordinateur. C'est aussi en quelque sorte un retour aux sources, cet album instrumental est centré sur la harpe depuis son Renaissance de la harpe celtique. En 2004, pour fêter le cinquantenaire du renouveau de la harpe celtique en Bretagne, Alan Stivell publie, en collaboration avec Jean-Noël Verdier, un livre relatant l’histoire de l’instrument : « Telenn, la harpe bretonne ». En 2004 également, sort un CD-DVD intitulé « Parcours », mélange de rééditions et de nouveautés inattendues, qui reçoit un grand succès public (DVD d'or). En mars 2006, 22e album intitulé Explore (distribué pour la première fois par Harmonia Mundi) où s'affirme une orientation « électro », déjà entamée dans Brian Boru et les suivants, où il fait lui-même une part importante des programmations, y mélangeant notamment cornemuse électronique et son tout nouveau prototype de harpe électrique. Ce disque est accueilli avec enthousiasme par la presse hexagonale (notamment les quatre clefs Télérama, Libération) et étrangère. En septembre 2007, en marge de la Breizh Touch à Paris, il reçoit le 9e disque d'or de sa carrière.
Par poulbot - Publié dans : les années 70 avant les punks
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 15:23

Ronnie Bird Tu perds ton temps Ronnie Bird, de son vrai nom Ronald Méhu, est un chanteur de rock français, né à Boulogne-sur-Seine (Hauts-de-Seine) le 24 avril 1946. Il fréquente jusqu en seconde le lycée Claude Bernard qu il quitte sur un conflit avec un professeur. Il a publié son premier enregistrement en 1964 chez Decca avec pour titre vedette Adieu à un ami, qui était un hommage à Buddy Holly. Il compte à son actif une petite dizaine de 45 tours et un album 33 tours. Malgré d'évidentes qualités et quelques succès (Elle m'attend, Où va-t-elle ?), il a renoncé à sa carrière artistique après cinq ans d'activité, faute d'avoir acquis une popularité à la mesure de son attente. Le phénomène Antoine avait fortement entamé son succès, du moins s'en plaignait-il en chanson (Chante) : Voilà que la chanson devient un vrai concours Les idoles à Centrale s'en vont suivre des cours L'autoroute à présent devient remplie de gens Puisqu'il paraît qu'elle conduit à la tour d'argent Moi je meurs, oui, je meurs Hélas, trois fois hélas, parce que je n'ai pas étudié Il fait néanmoins partie, entre 1968 et 1972, de la troupe française de la comédie musicale Hair. Il a aussi écrit les paroles d'une remarquable chanson, Precious Things, chantée par Dee Dee Bridgewater, en duo avec Ray Charles, qui fut un succès en 1989. Ronnie Bird - Pour Toi de Ronnie Bird (Ronald Mehu) et Mickey Baker Tu sais souvent je veux mourir. Je ne veux pas voir l’avenir, Que j’ai à jamais compromis. Je sais trop bien que j’ai flambé. Je ne peux plus rien t’apporter, Que mon amour et mon ennui, Oui mon ennui. Mais pour toi, Qui reste là, près de moi... Mais pour toi, Qui ne dit rien, Qui ne fait rien... Oui pour toi, je resterai. Il faut reprendre le dessus. Car sans l’espoir tout est fichu. Rien n’est jamais vraiment fini. Mais avec toi je veux rester, Car toi seule peux me sauver. Ensemble nous allons gagner. Ensemble nous allons gagner. Ensemble nous allons gagner. Ensemble nous pouvons gagner

Ronnie bird - Pour toi Supers 45 tours * Adieu à un ami / Tu ferais mieux de filer / On s'aime en secret / Dis aux montagnes (Decca, 1964) * L'amour nous rend fou / Pour toi / Je ne mens pas / Tout seul (Decca, 1964) * Elle m'attend / Tu perds ton temps / Je ne mens pas / Pour être à toi (Decca, 1965) * Où va-t-elle ? / Ma vie s'enfuit / Je voudrais dire / Ce maudit journal (Decca, 1965) * Chante / Ne t'en fais pas pour Ronnie / Cette maudite solitude / Cheese (Philips, 1966) * N'écoute pas ton cœur / Seul dans la nuit / Hey girl / Ça n'est pas vrai (Philips, 1966) * Le pivert / De l'autre côté du miroir / SOS mademoiselle / Aimez-moi (Philips, 1968) CD * Twistin the rock, vol. 7 (Mercury, 2002) * One World (Phonogram 1992) LP 33 tours * Ronnie Bird 1965 Decca 154 134 FRA * Où va-t-elle 1966 London MLP 10 062 CAN * N’écoute pas ton coeur 1967 Philips 70 452 CAN * 63 . 66 1977 Decca 278 145 FRA * En public 1983 Eva 12 025 FRA * Le style anglais 1984 Philips 818 986-1 FRA * 1965 1987 Big Beat 70 342 FRA
Par poulbot - Publié dans : les années 60
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 15:10
Le groupe est créé en 1997 par Vincent Rémon, Fabien Labonde et Antoine de Mieulle et évolue à l'époque dans un style progressif comparable à celui de Dream Theater. Ils construisent leur réputation sur les scènes de région parisienne, sur les bases d'un style technique encore peu abordé à l'époque. En 2001, Aldric de Montfort et Julien Guillemet intègrent le groupe, qui sort alors sont premier EP 3 titres One More Step. Ils enchainent ensuite de nombreuses scènes (La Loco, La Maroquinerie, Le New Morning, ...) où ils affirment leur style avant de rentrer en studio pour leur premier album. L'Ultima Ora sort en novembre 2004 sur le label Brennus / Musea. L'album est chaleureusement accueilli par la presse spécialisée. En 2006, le groupe opère un tournant musical, mettant de coté le caractère métal progressif pour aborder un style rock indépendant plus classique et efficace. C'est à ce moment que les textes du groupe passent de l'anglais au français. Cette évolution musicale provoque le départ de Fabien Labonde, qui quitte les claviers et est remplacé par Vincent Paget. En 2007, Aching Beauty enregistre le premier single de leur second album : Virtuelle Amnésie qui figurera sur la compilation "Underground Rising"
Par poulbot - Publié dans : les années 2000
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 14:56

les amis d'ta femme en tourné Les Amis d'ta femme (ADTF) était un groupe français de rock musette originaire de Nancy, fondé en 1997 par David Vincent. En janvier 2005, les Amis d'ta femme se sont séparés et deux groupes se sont créés : Les Frères Couenne et David Vincent et ses mutants. Le groupe était composé de trois musiciens : * David Vincent à la guitare et au chant * Frankoué aussi à la guitare * Kraspek à la contrebassine (instrument fabriqué avec une bassine, une corde et un manche à balai) et au chant La tournée « Noir... et Rouge aussi un peu » est marquée par une rupture entre David et les 2 frères Couenne, ainsi que par l'arrivée de * Philou Gwopéni à la batterie et au trombone * Beps Beruard à la basse / contrebasse * Marco Derpmann à la guitare et à l'accordéon À Philou succède Eric Firehandz sur la fin de tournée. Le trio était un groupe de rue. Leur recette : textes rigolards sur musique rock 'n' roll acoustique. Leurs spectacles, très engagés politiquement et très provoquants (ils finirent pendant des années leurs concerts "à poil"), faisaient mouche. La résistance s'organisa autour de ce projet. Le Label AND Music se monta pour s'occuper de leurs disques, les tournées se mirent en place. 3 albums sortirent en 3 ans. Le groupe tourna sans cesse grâce à DecibelProd puis 2Dtour associations nancéennes. L'album « Noir... » marque un tournant pour le groupe. Une orchestration ambitieuse, pour dépoussiérer des textes libertaires glanés sur 130 ans... Et l'arrivée de 3 musiciens pour défendre l'album en tournée. David Vincent se fait renvoyer du groupe qu'il avait créé par Kraspek et Frankoua juste avant le lancement de l'album, et le groupe devient un quintette. Début 2005, après une bataille judiciaire de plus d'un an sur la propriété de la marque ADTF (et son utilisation), David Vincent remporte la bataille et décide d'enterrer le nom « Les Amis d'ta Femme ». Il continue sa route avec ses Mutants, tandis que Frankoué et Kraspek prennent le nom « Les frères couenne ». les Frères Couenne se sont séparés en novembre 2006, tandis que les mutants existent toujours.
Par poulbot - Publié dans : les années 90
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 14:52
The Brigades est un groupe parisien de punk-rock qui fut actif de 1982 à 1989. Un des groupes fondateurs de la scène dite rock alternatif. On lui préfère aujourd'hui le terme rock indépendant. Le groupe a créé le label indépendant Rock Radical Records en 1982 afin de produire son premier 45T, auto-financé. Il y a eu deux formations dans l’histoire du Groupe. À partir de 1985, certains des membres du groupe l'ont quitté pour fonder Bondage Records avec Marsu, label qui allait compter Bérurier Noir parmi ses artistes. Après avoir perdu notamment deux de ses fondateurs, Kid Bravo (de son vrai nom Jean-Yves Prieur, devenu depuis Kid Loco) et François, The Brigades continue avec V Dialectics et Chatterton pour une nouvelle formation et fonde le label Negative Records. De 1982 à 1989, le groupe réalise de nombreuses tournées en France et en Europe, chantant en anglais des textes de V. Dialectics. Le groupe à joué en France, Suisse, Angleterre, Allemagne, Pologne, Écosse, et avec de nombreux groupes comme : The Redskins, Subhumans, Kortatu, UK Decay, Red London, B Call, Dirty District, Haine Brigade, Newton Neurotics, Attila the stockbroker (John Oposition), et * Drums : François (1982 à 1985) puis Miguel * Guitare : Kid Bravo (1982 à 1985) puis Cleaz (Franck) * Bass : Chatterton (Saveriu) * Lead vocal : V. Dialectics. * The Brigades (45t) - 1982 Rock Radical Records * State Controlled Paranoia (45t) - 1983 Rock Radical Records * Bombs and Blood and Capital (mini LP) - 1983 Rock Radical Records * Ready ready go (7") - 1984 Rock Radical Records * Costa del Dole (LP)- Negative Records * Yours negatively (LP studio/live)- Negative Records * Yours negatively (7") - Negative Records * 1982-1989 : Till life do us part (CD Compilation + des versions live des ultimes compos inédites du groupe enregistrées au Cirque D'hiver) - Negative Records
Par poulbot - Publié dans : les années 80
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 14:40
Biographie de Asphalt Jungle Première incarnation d’un style punk typiquement hexagonal, Asphalt Jungle fut l’un des précurseurs de la scène alternative parisienne qui contribua aux belles heures du Gibus et à imposer les codes du genre. Mythique davantage du fait de la personnalité de ses membres et de son ancienneté que par le nombre de ses compositions originales, Asphalt Jungle n’en fut pas moins l’une des clés de voûte de l’archéo-punk à la française. Au début des années 1970, Paris était encore un creuset important dans le milieu de l’underground. Bien que concurrencée par ces nouveaux viviers de la création contre-culturelle qu’étaient devenues Londres et San Francisco, notre bonne vieille capitale n’avait pas encore à rougir de ses minots libertaires, inspirés tant par la nouvelle donne sociétale qui avait suivi Mai 68 que par un certain esthétisme pré-punk et post-glam qui trouvait sa source dans les derniers balbutiements de ce qu’on commençait à peine à nomme hard-rock. L’histoire d’Asphalt Jungle s’inscrit au cœur de cette décennie, que les nostalgiques regrettent encore pour sa créativité et que les réalistes remercient le ciel de n’avoir pas connu pour les excès de son esthétique douteuse si particulière. Asphalt Jungle a donc mûri dans cette capitale en effervescence, à l’ombre des « pattes d’eph’ », des babas et du patchouli. La vague punk fut certes une réaction contre une société patriarcale post-gaulliste traditionnelle, mais également contre cette hystérie du cheveu long bouclé, du Flower Power et des combis Wolkswagen multicolores. À l’apathie enfumée des champs, la ville allait opposer les hurlements hystériques issus du trottoir et des lieux interlopes des grandes métropoles. Cependant, entre 1972 et 1976, les prémices de la vague punk n’étaient pas encore entrées dans une classe ouvrière farouchement haineuse d’une certaine jeunesse dorée qui avait pris les chemins de Katmandou et du Larzac en quête respectivement de beuh, de plénitude, de zen et de spiritualité karmique au son des accords planants (et mous du genou) de Ravi Shankar et d’Aphrodite's Child. C’est sous les auspices d’un certain dandysme décalé qu’apparut Asphalt Jungle, créé par Patrick Eudeline, alors rédacteur à Best, l’un des titres incontournables de la presse rock. Nourri de références dadaïstes, piochées aussi bien chez Burroughs que chez W.R. Burnett (à qui le groupe doit son nom), Eudeline ne jure alors que par la scène de Detroit (les Stooges, Frost...), mais aussi par certains « vieux de la vieille » du rock ’n’ roll, comme Vince Taylor ou les Flamin’ Groovies. Suite à une première prestation à Noisy-le-sec, qui se termine par des jets de canettes de la part du public, Eudeline fait la connaissance de Rikki Darling (Eric Feidt à la ville), guitariste transfuge de Métal Urbain, avec lequel il s’associe. Autour de ce duo, disciple du maître de cérémonie de la scène proto-punk Yves Adrien de Rock & Folk, les deux compères dandys s’entourent d’un panel de musiciens qui fluctueront du temps et donneront naissance à Asphalt Jungle, groupe punk défrichant un terrain musical encore peu connu dans l’hexagone aux côtés d’autres vénérables papys tels Métal Urbain, Stinky Toys, ou Marquis de Sade, gravitant sur les scènes parisiennes. Soutenus par les critiques laudatives de Best, Rock & Folk et Actuel, cette nouvelle scène commence à écumer les bars rocks et les boîtes chics.
Quelques artisans de cette punk-culture naissante comme le gourou journalistique Yves Adrien ou le tourmenté Alain Pacadis viennent grenouiller dans les backstages de cette vague naissante et dont le Gibus, salle de concert alternative parisienne, constitue l’épicentre. Dès ses débuts, Asphalt Jungle renoue avec une certaine esthétique des années 60 (cravates lacets, vestes cintrées, lunettes noires), mais la détourne pour la rendre conforme aux critères du moment. Quant bien même ce look « pop-cultureux » sera adopté par la suite par Thierry Ardisson ou Maurice G. Dantec, c’est d’abord aux membres d’Asphalt Jungle qu’il offre une identité visuelle. En 1977, le groupe signe avec Cobra, un petit label spécialisé dans le rock. Ce sera la sortie du premier disque 4 titres du groupe, « Déconnection », lequel rencontre un certain succès. Un second 45 tours sort en février 78 : « Planté comme un privé ». Dans les mois qui suivent, Asphalt Jungle voit quelques-uns de ses titres repris sur diverses compilations. Eudeline, qui n’a ajamais caché qu’il était à la recherche d’une major pour sortir les prochains opus du groupe réussit enfin à signer avec EMI à la fin de l’année 78. Le résultat sera incontestablement le meilleur single du groupe, « Poly Maggoo ». Hélas, ce n’est pas le carton espéré et Eudeline n’insiste pas. Asphalt Jungle, groupe essentiellement parisien ne tourne pas assez pour s’ouvrir à un large public et les musiciens décident d’un commun accord de laisser tomber l’affaire. Chacun repart vers ses propres horizons. Eudeline, pour sa part, poursuivra une carrière musicale solo allant de pair avec ses chroniques (Rock & Folk, Nova…) tout en promenant sa silhouette de dandy dans les lieux de l’underground chic parisien. Écrivain, il signe plusieurs ouvrages consacré au mouvements punk et gothique ou romans se déroulant dans cet univers (L’Aventure Punk, Ce siècle aura ta peau, Soucoupes Violentes, Dansons sous les Bombes...). Rares sont les disques d’Asphalt Jungle à avoir connu une réédition sous forme de CD.
Quelques titres sont dénichables sur des compilations consacrées au punk français (« Les 30 Plus Grands Succès du Punk », « Le Rock d’ici à l’Olympia », « Nos Années Punk », « Punk en France »...), mais aucun album studio, compilation ou même un live perdu exhumé d’une antique cave par un archéologue à crête n’a eu la chance de passer au format numérique. En soi, la contribution d’Asphalt Jungle au punk français aura été quantitativement modeste (trois 45 tours en tout et pour tout), la bande à Eudeline et Darling aura cependant eu le mérite de défricher un terrain jusqu’alors vierge. Si aujourd’hui, à l’écoute, des titres comme Déconnection ou Poly Magoo accusent leur âge tout en évoquant le souvenir de la fin d’une décennie 70 qui se cherchait musicalement, ils n’en ont pas moins eu le mérite d’avoir posé les premiers jalons du courant punk hexagonal, lui donnant ses premières références et contribuant à créer une scène alternative qui arrivera à maturité dans les années 80.
Par poulbot - Publié dans : les années 70 aprés les punks
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 11:01

Ange Christian Descamps Interview pour Morow.com Prog Radio Ange est un groupe musical français belfortain de rock progressif né dans les années soixante-dix, mené à ses débuts par les deux frères Décamps (Francis et Christian), puis dans une deuxième période par Christian Décamps et son fils Tristan. Leur rock, au départ fortement influencé par Genesis et King Crimson, se veut théâtral et poétique. Christian Décamps, le leader et chanteur charismatique, manie avec bonheur les mots et les tournures de phrases, donnant ainsi au groupe une originalité qui le démarque des autres formations de l'époque. Leur premier succès survient grâce à une reprise de Jacques Brel Ces gens-là apparaissant sur l'album Le Cimetière des Arlequins. Les autres membres du groupe, dans ses premières et (de l'avis général) meilleures années, sont Jean-Michel Brézovar à la guitare, Francis Décamps aux claviers, Gérard Jelsch à la batterie et Daniel Haas à la basse (et à la guitare acoustique). Aujourd'hui c'est Thierry Sidhoum qui nous enchante de ses grooves de basse. C'est cette formation « historique », celle à l'origine de Au-delà du délire, qui se réunira à nouveau sur scène en 1995, lorsque le groupe procèdera à une tournée d'adieu, avant de s'arrêter suite à un désaccord entre les frères Décamps. Christian Décamps sortira plusieurs albums sous l'appellation « Christian Décamps et Fils », avant de reprendre le nom de Ange en 1999 (avec le groupe de ses albums solo, incluant son fils Tristan) pour l'album « La Voiture à Eau » suivi de « Culinaire Lingus » puis l'album « ? » 2005 suivi de « Souffleurs de Vers » 2007 (formation actuelle : Christian Décamps, Tristan Décamps, Caroline Crozat, Hassan Hajdi, Thierry Sidhom, Benoit Cazzulini).

Ange - Hymne à la vie 1970 Premier véritable concert du groupe avec un opéra-rock satirique « la fantastique épopée du Géneral Machin » le 31 janvier. Premier passage au Golf Drouot, temple du rock parisien de l’époque, le 5 avril 70. ANGE devient très vite la coqueluche de ce haut lieu...ANGE remporte la finale annuelle du Golf Drouot et signe chez PHILIPS son premier 45T « Tout feu tout flamme ». 1972, 7 juin. Présentation du 1er album « CARICATURES ». ANGE assure ensuite la première partie du «Johnny HALLYDAY Circus », tournée de trois mois à travers l’hexagone... 1973, mars. Première tournée anglaise avant la sortie du « CIMETIERE DES ARLEQUINS », deuxième album, où figure la célèbre reprise de « Ces gens là » de Jacques BREL. ANGE triomphe en Angleterre et plus particulièrement au Festival de Reading avec GENESIS en vedette... 1974, 10 janvier. Concert parisien à la Mutualité devant plus de 2.000 spectateurs, ça fait dix ans qu’un groupe français n’a pas réalisé un tel score. 1974 Lancement du troisième album « AU DELA DU DELIRE » qui devient très vite disque d’or... 12.000 personnes applaudissent le groupe au Pavillon de Paris... 1975 « EMILE JACOTEY » disque d’or (4ème album). 1976 « PAR LES FILS DE MANDRIN ». Le disque obtient le Grand Prix de l’Académie Charles Cros... 1977 Départ de la plus grande tournée du groupe, au Palais des Sports de Lyon devant plus de 10.000 personnes le 12 mai... Puis le Palais des Sports, porte de Versailles...Paris. Triomphe et enregistrement d’un double album en public « TOME VI ». 1978 Sortie de l’album « GUET-APENS ». L’année suivante, Christian DECAMPS enregistre son premier album solo « CHRISTIAN DECAMPS ET FILS » intitulé « LE MAL D’ADAM »... 1980 ANGE présente « VU D’UN CHIEN »... et est toujours en tournée. Idem pour « MOTEUR » qui voit la célébration du 10éme anniversaire du groupe au Palais des Sports de Paris, puis le Printemps de Bourges.

Ange l'apprenti sorcier illumination de la cité de Marsal 1982 ANGE rend hommage à POLNAREFF, BREL, BRASSENS, NOUGARO, AZNAVOUR et DUTRONC sur l’album « A PROPOS DE... ». 1983 Printemps de Bourges : Christian DECAMPS crée « LA GARE DE TROYES » avec ANGE et la troupe du Grenier de Bourgogne...Comédie musicale qui va susciter l’événement devant 5.000 personnes à tel point qu’ANTENNE 2 lui consacre quelques minutes à la fin du journal de 20h... 1985, 4 mai. ANGE au Zénith...show inoubliable...Mise en scène de Christian DECAMPS, délirante et avant-gardiste... Sortie chez TREMA de l’album « FOU » 1986 Sortie chez TREMA de l’album « EGNA »... Autre Zénith, autre triomphe... 1987 Sortie de « C’EST POUR DE RIRE » chez MARIANNE avec une nouvelle version de « TOUT FEU TOUT FLAMME »... 1989 Christian DECAMPS crée « SEVE QUI PEUT », ballet rock symphonique, inspiré du roman qu’il vient d’écrire et avec lequel il postule pour le Prix Louis Pergaud... Il entre au Théâtre du Nain Jaune pour interpréter le rôle de Kurt dans « Play Strindberg », huis clos à trois personnages de Friedriech Durrenmatt. 1990 Sortie d’un deuxième album solo chez PHONOGRAM...« JUSTE UNE LIGNE BLEUE (son fils Tristan fait partie du voyage)... Il récidive au théâtre avec la même troupe dans « La Locandiera » de Goldoni en jouant le Conte d’Albafiorita 1992 Retour à ANGE avec un 16ème album sorti chez PHONOGRAM : « LES LARMES DU DALAI-LAMA »... Gérard Drouot Productions emmène le groupe en tournée, dont un Olympia bondé qui se souvient encore du 8 février...Christian DECAMPS n’a qu’une idée en tête : rassembler 25 années d’écriture en un seul et même bouquin... Sortie du livre « MES MOTS D’ANGE ET AUTRES VERS SOLITAIRES » aux Editions de l’Est... Ouvrage de plus de 400 pages regroupant tous les textes écrits pour ANGE plus ses sketches et autres inédits. 1993 Christian DECAMPS en pince pour le label indépendant MUSEA et signe avec eux son 3ème album solo... CHRISTIAN DECAMPS ET FILS « NU » avec quelques interventions de son fils Tristan au chant et claviers... Rencontre également avec un guitariste et musicien hors pair : Jean-Pascal BOFFO. De son coté, PHONOGRAM se décide à sortir « MEMO », compil’ d’ANGE regroupant 16 titres dont 5 inédits... 1994, avril. Sortie chez MUSEA de « NU »... Enthousiasme général des fans et autres imbibés du Père du Rock Progressif en France...CHRISTIAN DECAMPS ET FILS sont sur la route de l’automne 94 jusqu' au printemps 95. 1995 Sortie chez MUSEA d’un CD de CHRISTIAN DECAMPS ET FILS enregistré en numérique pendant un concert à Vesoul (février 95)... Préparation d’un second roman : « BAba SUR LES FESSES DU BON DIEU »

Ange - Le Soir du Diable - Luneville 1977 1995 Tournée d’ "à Dieu" et non pas d' "Adieu", confusion syntaxique trop souvent faite malgré les nombreuses annonces presse de Christian DECAMPS pour lequel "ANGE n'arrête pas sa carrière, la première génération tire sa révérence pour laisser place à la seconde, rendez-vous à tout de suite…un ANGE est immortel…". Après une cinquantaine de dates, le 6 décembre au Zénith de Paris fut le dernier concert de ANGE dans sa formation originelle. 1996, mai. Sortie de « BAba SUR LES FESSES DU BON DIEU » aux éditions ECLIPSE. Le talentueux guitariste Hassan HAJDI remplace Jean-Pascal BOFFO dans CHRISTIAN DECAMPS ET FILS. 1996, septembre. Création de l’association « UN PIED DANS LA MARGE » dont la principale fonction est de promouvoir la carrière du NOUVEL ANGE et de Christian DECAMPS. 1997, mai. Sortie de l’album « 3ème ETOILE A GAUCHE » chez SERGENT MAJOR COMPANY, distribué par Night & Day. 1997, octobre à décembre. Après une Tournée fructueuse, le NOUVEL ANGE donnait un concert exceptionnel le 7 décembre, accompagné par l’Orchestre Symphonique de Massy-en-Essonne, à l’Opéra Théâtre de Massy. Peut-être un « live » en perspective... 1998 Concerts en France, Belgique, Suisse... 1999 Déjà plus de 1000 fans membres de l'association « UN PIED DANS LA MARGE » 1999, octobre. L'album studio « LA VOITURE A EAU » arrive (production Un pied dans la marge, distribution M10). Un nouveau chapitre de l'histoire de ANGE, écrit grâce à la parfaite harmonie qui nourrit la créativité fulgurante des cinq membres du groupe: « LA VOITURE A EAU » est une invitation au rêve dans laquelle chaque note est un mot, chaque mot une note…cet album est suivi d'un roman écrit par Christian DECAMPS en étroite relation avec le sujet de l'album... 1999 Des concerts au printemps, en été (festivals), et en automne... Et plein de choses dont nous avons le secret. Sortie d'un superbe long format "AD LIBITUM". Luxueux coffret de 3 CD, une mine d'or pour les fans comme pour ceux qui veulent découvrir ANGE aujourd'hui. 2000 Encore beaucoup de concerts. Sortie du double album live "REVES PARTIES"... 30 ans d'amour, ANGE une musique, un public... 2001 Toujours sur la route, pour les concerts dont les milliers de fans ne se lassent pas (plus de 1200 adhérents à l'association Un Pied Dans La Marge - Soutien à ANGE). Et puis l'album peut-être le plus attendu tellement il est inattendu : novembre 2001, sortie de l'opus studio "CULINAIRE LINGUS" ou les 13 pêchés capitaux. "Novateur" ont dit certains, "Comme une naissance pour Ange" disent les autres... Un album à découvrir et à consommer sans modération ! 2002...Entre autres concerts ANGE nous offre un Zénith parisien (certainement en octobre) : mais jusqu'où ira-t-il ce cher ANGE ?
Par poulbot - Publié dans : les années 70 avant les punks
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 10:32
bon d ' accord il nous faisait marrer pépére , surtout quand il essayait de rocker . mais tout de même on lui doit beaucoup à monsieur richard .
b

Richard Anthony - Nouvelle Vague Cet article est une ébauche concernant la musique. Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant. Richard Anthony Image:RichardAnthony.jpg Richard Anthony photographe Julien Reynaud Nom Richard Btesh Naissance 13 janvier 1938 au Caire Profession(s) Chanteur Genre(s) Twist, Rock Années actives Depuis 1959 Site internet www.richardanthony.com/ Richard Anthony, de son vrai nom Richard Btesh, est un chanteur français, né le 13 janvier 1938 au Caire (Égypte). Il passe toute son enfance en Égypte, Argentine, Angleterre puis en France où il intègre le lycée Janson de Sailly. En 1958, influencé par la musique américaine, Richard décide d’adapter "You are my destiny" de Paul Anka et "Peggy Sue" de Buddy Holly. Ce n’est pas un gros succès mais "Peggy Sue" est tout de même le premier rock’n’roll adapté en français ! Il faudra attendre son 3e 45 tours où apparaît "Nouvelle Vague". C’est un succès énorme. Richard devient très vite l’idole des jeunes. S’ensuit une série de tubes, enregistrés à Londres dans le studio des Beatles tous arrangés par Ivor Raymonde. Il acquiert des villas, un hôtel à la Jamaïque, une villa à Marbella, un avion privé qu’il pilote lui-même, des motos, voitures, bateaux… il aura aussi 11 enfants et 5 femmes. En 1968, il a l’audace d’adapter le concerto d’Ajanjuez de Joaquin Rodrigo. Très vite c’est un succès mondial. Les années 1970 sont moins brillantes jusqu’en 1974 où il revient avec "Amoureux de ma Femme". Puis s’en suit d’autres 45 tours et un 33 tours NON STOP (1978), son dernier album. En 1978, il part à Los Angeles avec sa femme Sabine (qu’il a épousée la même année), elle n’aime pas les Américains et décide de rentrer en 1983. Mais le Fisc attend Richard… Après 3 jours en prison en 1983 pour redressement fiscal, une tentative de suicide, la carrière de Richard semble être terminée. Il fait cependant quelques rares apparitions à la télé. En 1996, il reprend le chemin des studios pour réenregistrer ses tubes pour la France mais aussi pour l’Espagne avec l’album "Sentimental". Il revient alors en 2006 dans la tournée Âge tendre et Têtes de bois qui est un succès. Richard est considéré encore aujourd’hui comme l’idole des idoles des années 1960 que personne n’a oublié.
Par poulbot - Publié dans : les années 60
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